Phytoprotection
Entomologie

Optimisation des dates de semis pour la gestion intégrée des dégâts causés par la mouche des semis, Delia platura, en grandes cultures

Résumé vulgarisé

La mouche des semis est un insecte ravageur dont la larve se nourrit des parties souterraines de nombreuses plantes de grandes cultures et maraîchères. Bien que sa présence soit sporadique dans le maïs et le soya au Québec, les dommages qu’elle cause en début de saison peuvent entraîner des retards de croissance et la mort des jeunes plants, parfois sur plusieurs hectares. Différents modèles d’émergence de la mouche des semis ont été développés et des essais de dates de semis, en combinaison avec et sans traitements de semences, ont été réalisés dans le but d’améliorer la gestion intégrée de cet ennemi des cultures du maïs et du soya.

Crédit photo : CÉROM

Résumé scientifique

L’utilisation de semences enrobées avec un insecticide de classe 3 (ou néonicotinoïde) requiert, depuis 2018, une prescription agronomique délivrée par un agronome. Sans cette dernière, les producteurs de grandes cultures ne peuvent pas acheter de semences traitées. Cependant, de nouveaux produits tels que le cyantraniliprole et le chlorantraniliprole sont maintenant disponibles et ne requièrent pas de prescriptions agronomiques. Un des ravageurs du maïs et du soya ciblé par ces traitements est la mouche des semis (MS, Delia platura) (Diptera : Anthomyiidae), qui peut causer des dommages importants sous certaines conditions. Une des méthodes de lutte préconisée contre ce ravageur dans d’autres cultures que celles précédemment mentionnées est de retarder ou de devancer la date de semis afin de désynchroniser la date d’émergence de la MS et le stade sensible de la culture. Un précédent projet conduit au CÉROM (Projet Prime-Vert CERO-1-16-1760) a permis de développer un modèle d’émergence de la MS permettant de prédire le pic de population printanier de ce ravageur en fonction de l’accumulation des degrés-jours. Ce modèle pourrait atteindre son plein potentiel s’il permettait de faire des recommandations de dates de semis. Les données recueillies dans le cadre du précédent projet ne permettent pas de faire ce genre de prédiction puisque l’évaluation des dommages causés par la MS n’a été réalisée que pour un semis fait au moment du pic de population. Les résultats de ce projet permettront de déterminer les dates de semis optimales dans le but de limiter les dégâts liés à ce ravageur et ainsi d’adopter une stratégie de lutte plus respectueuse de l’environnement, tout en préservant la rentabilité des entreprises agricoles.

Objectifs

L’objectif principal du projet était d’optimiser la gestion intégrée de la MS dans la culture du maïs et du soya au Québec. Les objectifs spécifiques étaient de:

  1. déterminer le moment optimal pour semer le maïs et le soya (par rapport au pic d’activité de la MS) afin de limiter les dommages causés par la MS,
  2. évaluer l’utilisation des traitements de semences du groupe 28 en combinaison avec différentes dates de semis comme moyen de gestion de la MS,
  3. valider le modèle prédictif de la MS développé au CÉROM en le testant dans différentes régions du Québec et l’améliorer à l’aide des nouvelles données.

Crédit photo : CÉROM

Domaine : Phytoprotection
Spécialité : Entomologie
Porteur de projet : Sébastien Boquel
Collaborateur(s) externe(s) : F. Fournier (Collège Montmorency), Agronomes (MAPAQ)
Source de financement : Programme Prime-Vert – Volet 3.1
Durée : 2019 – 2022
Culture : Maïs, Soya
Pays : Canada
Régions : Montérégie Est
Statut : Terminé

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