Régie des cultures
Plantes fourragères

Évaluation de la performance agronomique au champ des cultivars de la Gesse (Lathyrus sativus) dans les conditions pédoclimatiques du Québec

Résumé vulgarisé

La diversification de l’offre agroalimentaire offre plusieurs bénéfices importants à la société, notamment : la satisfaction des consommateurs en répondant aux goûts et préférences très variés; le développement économique en encourageant la création de nouvelles entreprises par exemple; la durabilité des systèmes agricoles en préservant la santé des écosystèmes; et la sécurité et l’autonomie alimentaire spécifiquement dans un contexte de changements climatiques. Les bienfaits des légumineuses sur le plan nutritionnel ainsi que pour la santé des sols lorsqu’introduites dans les rotations culturales sont très bien connus. Elles sont de plus en plus recherchées comme protéines de remplacement en Amérique du Nord, particulièrement pour les consommateurs végétariens et végétaliens.

Crédit photo : International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA)

Résumé scientifique

Pour faire face aux changements climatiques, les producteurs de légumineuses sont à la recherche de nouvelles variétés qui résistent à la sécheresse, à la chaleur, aux inondations et aux maladies et ravageurs, tout en assurant une valeur nutritive de haute qualité avec de bons rendements. L’introduction des légumineuses qui ont fait leur épreuve de résistance et de productivité dans les climats chauds et secs pourrait être une piste efficace pour améliorer la production locale et diversifier l’offre agroalimentaire québécoise.

Objectifs

1. Évaluer la performance agronomique de 20 cultivars de gesse (Lathyrus sativus) sur deux sites expérimentaux au Québec, en termes de :

– Établissement au champ : levée, croissance et développement
– Résistance au manque ou excès d’eau et aux maladies et ravageurs
– Contrôle des mauvaises herbes
– Rendements en grains et en biomasse
– Qualité nutritionnelle et présence de toxine

2. Comparer la performance agronomique des cultivars de gesse à celle du soya, comme culture de référence au Québec

3. Diffuser les résultats de ces essais aux divers intervenants dans le secteur bioalimentaire au Québec

Crédit photo : CÉROM

Domaine : Régie des cultures
Spécialité : Plantes fourragères
Porteur de projet : Dalel Abdi
Collaborateur(s) interne(s) : Marie Bipfubusa
Collaborateur(s) externe(s) : Jean-Pascal Matteau (Université Laval), Priyanka Gupta (Université Laval)
Source de financement : Ce projet est financé par l’entremise du Programme Innovation bioalimentaire 2023-2028, Volet 2 – Recherche appliquée, développement expérimental et adaptation technologique, en vertu du Partenariat canadien pour une agriculture durable, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec
Durée : 2025 – 2027
Culture : Cultures diverses
Statut : En cours

PROJETS

L’utilisation d’hybrides performants, adaptées à l’environnement de la production biologique (maladies, ravageurs, mauvaises herbes, etc.) et aux conditions météorologiques extrêmes associées de plus en plus aux changements climatiques, et dont les critères de qualité correspondent aux exigences des acheteurs est un des éléments clés de la réussite du secteur de la production du maïs sucré en général, et celui destiné à la transformation en particulier. Or, les cultivars de maïs sucré de transformation présentement utilisés en régie biologique par l’industrie ont été généralement approuvés à la suite des évaluations sous régie conventionnelle, et peuvent donc performer différemment en régie biologique. Par ailleurs, bien que les différentes compagnies semencières réalisent leurs propres essais, les producteurs peuvent difficilement comparer des hybrides évalués dans le cadre d’essais différents. Il est donc primordial de mener des essais d’hybrides rigoureux afin d’identifier les cultivars de maïs sucré de transformation les mieux adaptés aux conditions environnementales souvent adverses en régie biologique. Afin de combler le manque d’informations sur la performance des cultivars en mode de production biologique, un projet d’essais variétaux a été initié en 2022 au CÉROM en Montérégie, l’une des principales régions productrices de maïs biologique au Québec. L’objectif est d’identifier des cultivars de maïs sucré de transformation adaptés aux stress environnementaux, incluant les maladies, les ravageurs et les conditions climatiques extrêmes. L’identification de cultivars mieux adaptés permettra d'améliorer les rendements, assurer la rentabilité des entreprises et répondre à la demande croissante pour des produits issus de l’agriculture biologique.
Le projet se concentre sur l’évaluation à long terme des pratiques agricoles au Québec, telles que le travail du sol, la rotation des cultures et la gestion des résidus, qui influencent les stocks de carbone (C) et la dynamique de l’azote (N). Ces pratiques ont un impact significatif sur l'environnement, particulièrement dans le contexte du changement climatique. L'objectif est d'aider les producteurs et conseillers à choisir les meilleures pratiques permettant de mieux gérer l'azote et le carbone, afin de réduire leur empreinte environnementale. L'évaluation se base sur des dispositifs expérimentaux de longue durée (15 et 32 ans) implantés dans différentes zones pédoclimatiques, avec des systèmes de production variés. Le projet mesurera les stocks de carbone organique total, d'azote total et d’autres fractions de carbone organique dans différentes profondeurs du sol, et analysera leur dynamique. Les taux d'accumulation du carbone organique seront évalués à l'aide de différentes méthodes, et la minéralisation de l'azote ainsi que la respiration microbienne seront mesurées par des essais d'incubation. Les données sur les rendements des cultures et les coûts de production seront collectées annuellement, et la rentabilité des pratiques sera évaluée à la fin du projet. Les résultats attendus incluent l'identification des pratiques agricoles favorisant le stockage du carbone et de l'azote, la modélisation biogéochimique du potentiel de séquestration du carbone, ainsi que l'intégration de ces données dans un logiciel de bilan humique. Ces résultats aideront à promouvoir les bonnes pratiques agricoles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

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