Puceron du soya

Puceron du soyaLe puceron du soya, Aphis glycines Matsumura ou « soybean aphid » en anglais, a été observé pour la première fois au Québec en 2001. Depuis, grâce à la présence des ennemis naturels (prédateurs, parasitoïdes et champignons entomopathogènes), l’intensité des infestations du puceron du soya a diminué, mais des fluctuations dans l’abondance des populations sont encore observées d’une année à l’autre. La présence du puceron du soya est généralement aperçue dans les champs vers la fin du mois de juin et le pic d’abondance des populations survient généralement vers la mi-août. De fortes infestations de puceron du soya peuvent causer des pertes de rendement à la culture notamment en raison du miellat (liquide sucré sécrété par les pucerons) qui favorise le développement de la fumagine qui laisse des taches noires sur les feuilles réduisant ainsi la photosynthèse. De plus, le puceron du soya peut transmettre des maladies virales comme le virus de la mosaïque du soya.

Le RAP Grandes cultures effectue le dépistage du puceron du soya depuis 2004 de la mi-juin à la fin du mois d’août afin de suivre l’évolution des populations de l’insecte et de ses ennemis naturels et d’informer les intervenants sur le moment propice au dépistage des champs. Dans l’éventualité où les populations sont élevées, les intervenants sont invités à suivre la stratégie d’intervention recommandée au Québec contre le puceron du soya.