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Effet de la date de semis du soya sur des sols des Basses Terres

Auteurs

Gilles Tremblay, J.M. Beausoleil, M. Saulnier, CÉROM; J.L. Dagenais, P. Filion, G. Govaerts, J.P. Jacob, L. Michon et L. Robert, L. Zérouala, MAPAQ; A. Amyot, IRDA

Auteur pour correspondance : Gilles Tremblay

Date de publication :

Mots clé : bulletin

Résumé

Au Québec, les conditions climatiques souvent défavorables au printemps peuvent entraîner des semis tardifs. Plusieurs conséquences (rendement et qualité des grains) d’un semis tardif du soya ne sont pas bien documentées pour cette région. Afin de vérifier l’effet de la date de semis du soya sur différentes caractéristiques agronomiques de cette culture sur des sols des Basses Terres du Saint-Laurent, trois cultivars de soya ont été ensemencés au cours de cette étude à trois dates de semis pour un total de 17 années-stations menées en 1994, 1995 et 1996. Les dates de semis ont eu des effets significatifs sur les rendements en grains du soya dans la majorité des essais. Les rendements maximaux ont généralement été observés pour des semis réalisés de la mi-mai à la fin mai. Des baisses significatives de rendements de l’ordre de 15 à 20 % ont été observées lorsque les semis étaient retardés jusqu’à la mi-juin. Des semis tardifs réalisés jusqu’à la mi-juin se sont traduits plus fréquemment par des baisses de rendements pour les essais réalisés dans la zone de moins de 2700 UTM comparativement à la zone de plus de 2800 UTM. Un retard dans le semis de la mi-mai à la mi-juin s’est traduit dans huit essais par une hausse significative du poids spécifique des grains de soya d’environ 1 kg hl-1 mais a provoqué une diminution significative du poids de 100 grains d’environ 1 g pour chaque retard de 15 jours dans 13 des 17 essais. Le retard du semis a entraîné une diminution significative du contenu en huile des grains dans la majorité des essais mais ces baisses ne dépassaient toutefois pas 1 point de pourcentage. Ce retard n’a toutefois pas eu d’effets marqués sur le contenu en protéines des grains. La taille des plants et l’indice de verse ont été significativement influencés par les dates de semis mais les résultats ont toutefois été inconsistants. Les cultivars ont influencé de façon significative toutes les variables et ce, dans la majorité des essais. L’interaction dates de semis x cultivar a généralement été peu significative pour les différentes variables évaluées à l’exception du contenu en huile des grains. Puisque les baisses de rendements sont similaires pour le soya, les céréales et le maïsgrain avec un retard dans les semis jusqu’à la mi-juin, mais étant donné que la qualité des grains de soya ne s’est pas détériorée, il serait donc justifié d’opter pour l’ensemencement de soya lorsque l’on envisage des semis tardifs en grandes cultures durant les premiers jours du mois de juin sur les Basses Terres de la Plaine du Saint-Laurent.