Publications

Régies culturales et fertilisations azotée et phosphatée dans une rotation maïs-soya

Auteurs

Gilles Tremblay, L. Robert, P. Filion, G. Govaerts, R. Mongeau et J. Filiatrault, MAPAQ; J.M. Beausoleil, CÉROM; G. Moreau et T. S. Tran, IRDA

Auteur pour correspondance : Gilles Tremblay

Date de publication :

Mots clé : engrais, bulletin

Résumé

Le travail du sol et la fertilisation demeurent des éléments essentiels de la régie en grandes cultures. Afin de vérifier l’effet cumulatif à long terme des fertilisations minérales azotée et phosphatée dans une rotation comportant du maïs (Zea mays L.) et du soya (Glycine max (L.) Merr.), une étude a été réalisée de 1992 à 2000 sur un sol classé bon en P disponible afin de comparer l’effet de trois niveaux de N (0, 80 et 160 kg N ha-1) et de trois niveaux de P (0, 40 et 80 kg P2O5 ha-1) sous deux régies culturales (conventionnelle et réduite). Les régies conventionnelle et réduite ont répondu de façon similaire à la fertilisation minérale azotée et phosphatée et aucune interaction n’existait entre ces deux derniers facteurs. Les rendements de la régie réduite n’ont généralement pas été significativement différents des rendements en régie conventionnelle. Cinq ans après l’implantation des parcelles, la régie réduite affichait généralement une meilleure stabilité structurale du sol que la régie conventionnelle. Bien qu’à court terme, l’apport annuel de 80 kg N ha-1 sur ce type de sol ait permis d’obtenir des rendements en maïs-grain équivalents à ceux obtenus avec 160 kg N ha-1, il serait préférable d’utiliser 160 kg N ha-1 afin d’obtenir de meilleurs rendements à moyen et à long terme. L’effet cumulatif des doses de phosphore apportées annuellement n’a pas eu d’effet significatif sur le rendement en grains du maïs mais l’accroissement de cette dose a exercé des effets linéaires significatifs sur cette variable à moyen et à long terme.