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Le séchage du soya et du canola

Auteurs

Serge Fortin

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Date de publication :

Mots clé : conservation, bulletin, Serge Fortin

Résumé

Ce qui différencie grandement les oléoprotéagineux des autres grains, c’est leur contenu élevé en protéines et en huile. Le soya contient environ 20 % d’huile et le canola près de 40 %. En comparaison, la teneur en huile de l’orge est de quelque 2 % et celle du maïs d’environ 4 %.

L’huile des grains absorbe peu d’eau. Dans le grain de soya ou plus encore dans celui de canola, l’eau est plus fortement concentrée dans la matière sèche que dans un grain d’orge ou de maïs. Une forte concentration d’eau amène le milieu air-grain que constitue le silo à une humidité élevée. Cette humidité élevée permet le développement des moisissures et des autres micro organismes qui détériorent les grains. La figure 1 montre que l’air entre les grains est à la même humidité relative de 60 % dans un silo d’orge à 12 %, de soya à 11 % ou de canola à 9 % de teneur en eau. Figure 1. Teneur en eau de l’orge, du soya et du canola. La température favorise également la détérioration des grains. À la figure 2, on voit que du canola entreposé à une température de 25 °C doit être à une teneur en eau de moins de 8 %, alors qu’à une température de 15 °C, la teneur en eau admissible est de près de 10 %.