Projets

Combinaison de moyens de lutte pour contrer la fusariose de l’épi chez le blé et l’orge

Couverture

Domaine : Projet-Phytopathologie

Chef de projet : Sylvie Rioux

Collaborateurs : Denis Pageau, Anne Vanasse et Barbara Blackwell

Site des travaux : Saint-Mathieu-de-Beloeil, Saint-Augustin-de-Desmaures, Normandin et Ottawa (labo)

Début : 2014 | Fin : 2016

Mots clé : Fusarium, blé, orge, rotation, cultivar, fongicide

Problématique

La fusariose de l’épi est une maladie des céréales qui constitue un défi constant à la production de blé et d’orge au Québec. Son principal préjudice provient de la présence de mycotoxines dans les grains. Ces toxines, dont la plus connue est la vomitoxine ou DON (désoxynivalénol), sont produites par les Fusarium pathogènes qui infectent les épis des céréales au champ. Plusieurs moyens de lutte ont démontré leur efficacité pour réduire l’incidence de la fusariose. Dans les publications destinées aux producteurs, il est recommandé d’utiliser le plus de moyens de lutte possibles afin de pouvoir rencontrer les exigences du marché quant à la contamination des grains par les toxines. Il n’y a cependant que très peu d’études qui ont été réalisées pour démontrer cette recommandation. À notre connaissance, les seules études réalisées chez le blé et l’orge ont été conduites au Dakota du Nord et ont montré qu’il était plus avantageux d’utiliser trois moyens de lutte en combinaison (rotation, cultivar plus résistant et application d’un fongicide) plutôt qu’un seul ou deux de ces moyens pour réduire les symptômes de fusariose et le contenu des grains en DON.

Objectifs

  • L’étude permettra d’évaluer la contribution individuelle ou en combinaison de trois moyens de lutte, soit la rotation avec une culture non hôte, l’utilisation de cultivars plus résistants et l’application d’un fongicide, dans la réduction de l’incidence de la fusariose sous les conditions de cultures du Québec et avec des cultivars disponibles au Québec.

  • L’étude vise à démontrer les avantages agronomiques et économiques d’utiliser plusieurs moyens de lutte pour réduire la fusariose de l’épi chez le blé et l’orge. Une telle démonstration devrait grandement faciliter l’adoption d’une gestion intégrée des ennemis des cultures pouvant mener ultimement à réduire l’utilisation de pesticides et à améliorer la lutte contre une maladie d’importance des céréales.