Projets

Évaluation des lignées/cultivars d’orge et de blé inscrits dans le Réseau grandes cultures du Québec en regard de la fusariose

Couverture

Domaine : Projet-Phytopathologie

Chef de projet : Sylvie Rioux

Collaborateurs : Denis Marois (coordonnateur de blé d’automne et d’orge); Jean Goulet (coordonnateur de blé de printemps); François Belzile, Université Laval; Denis Pageau, Shahrokh Khanizadeh/Harvey Voldeng et Barbara Blackwell (AAC)

Site des travaux : Saint-Mathieu-de-Beloeil, campus de l’Université Laval à Québec, Normandin et Ottawa (champ et labo)

Début : 2014 | Fin : 2016

Mots clé : fusariose, blé, orge, Fusarium, cultivars, 305, 306

Problématique

La fusariose de l’épi est la maladie des céréales qui cause le plus de tort aux producteurs les années qu’elle sévit. Cette maladie peut occasionner des pertes de rendement, mais son principal préjudice provient de la présence dans les grains de substances qui sont toxiques pour les humains et les animaux qui en consomment. Ces toxines, dont la plus connue est la vomitoxine ou DON (désoxynivalénol), sont produites par les Fusarium pathogènes qui infectent les épis de la céréale au champ. Pour lutter efficacement contre cette maladie, les producteurs doivent déployer tous les moyens dont ils disposent pour réduire son incidence. Les années de forte pression de fusariose, l’utilisation d’un seul moyen de lutte risquerait de ne pas abaisser suffisamment le contenu des grains en toxines pour rencontrer les exigences du marché. La rotation des céréales avec des cultures non-hôtes comme le soya et le canola ainsi que l’utilisation de cultivars de céréale plus résistants sont les éléments de base de cette lutte. Le développement de cultivars plus résistants devient alors une nécessité pour faire face à cette maladie et pour y arriver, l’améliorateur a besoin à chaque année de soumettre ses lignées en développement à une forte pression de maladie pour pouvoir sélectionner le matériel le plus prometteur. Le producteur de son côté a aussi besoin de connaître le degré de résistance des cultivars disponibles sur le marché. Des méthodes d’évaluation au champ sous inoculation artificielle avec l’espèce de Fusarium qui produit la toxine DON ont été développées par le passé et sont utilisées dans le cadre de ces projets.

Objectifs

  • Les projets ont pour but d’évaluer le degré de sensibilité des lignées et cultivars d’orge et de blé inscrits dans les essais d’enregistrement et de performance du Réseau grandes cultures du Québec (RGCQ) en regard de la fusariose.

  • Les données recueillies dans le cadre de ce travail servent à déterminer pour chacun des cultivars inscrits une cote de sensibilité à la fusariose. Ces cotes sont publiées à chaque année dans la brochure du RGCQ qui est disponible sur les sites Internet du CÉROM et d’Agri-Réseau.

  • Ces données sont aussi utilisées par les membres de l’Atelier céréales du RGCQ pour appuyer ou non les lignées de blé et d’orge candidates à l’enregistrement. L’Atelier céréales est le comité aviseur auprès de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour l’enregistrement des cultivars de céréales à pailles au Québec.

  • Ces projets contribuent aussi à fournir aux améliorateurs d’orge et de blé une information pertinente sur le comportement des lignées qu’ils développent en regard de la maladie.