Projets

Influence du mode de travail du sol, de la rotation et de la fertilisation sur l’incidence de divers ravageurs du soya, maïs et blé en parcelles de longue durée

Couverture

Domaine : Projet-Entomologie

Chef de projet : Geneviève Labrie

Collaborateurs : n/d

Site des travaux : St-Mathieu-de-Beloeil

Début : 2009 | Fin : 2011

Mots clé : blé, maïs, puceron

Objectifs

Évaluer l’effet de deux méthodes de travail de sol (labour ou semis direct) sur l’incidence de la chrysomèle des racines du maïs, de la cécidomyie orangée du blé et autres ravageurs secondaires de ces cultures.

Évaluer l’effet de la rotation des cultures sur l’incidence de la chrysomèle des racines du maïs, de la cécidomyie orangée du blé et autres ravageurs secondaires de ces cultures.

Évaluer l’effet de la fertilisation sur les populations de pucerons du soya et de pucerons dans le maïs et le blé.

Réalisations

L’objectif du projet était d’évaluer l’effet de diverses pratiques culturales sur l’incidence des insectes ravageurs en grandes cultures.

Des observations visuelles des insectes ravageurs ont été effectuées sur 10 plants par parcelles dans les parcelles de soya et de maïs durant 8 semaines afin d’évaluer l’effet de la fertilisation et du travail de sol sur l’abondance et la dynamique des insectes ravageurs.

Dans le soya (rotation maïs-soya-blé), un impact significatif de la régie et de la fertilisation a été observé sur l’abondance du puceron du soya durant la semaine du 6 juillet, 15 juillet et 3 août. Une plus grande abondance de puceron du soya ailé a été observée la semaine du 6 juillet dans le semis direct, dont les plants étaient plus petits. Durant la semaine du 15 juillet et du 3 août, plus de pucerons du soya ont été observés dans les parcelles en semis direct et en fertilisation organique (GLM; F26,46 = 2,12; P = 0,04, R2 = 0,73; F26,46 = 4,64; P = 0,0004, R2 = 0,86).

Le soya dans ces parcelles a eu une croissance plus difficile. Il a déjà été démontré que le puceron du soya avait une croissance plus rapide sur de jeunes plants, ou des plants carencés, ce qui pourrait être le cas dans les parcelles en semis direct avec fertilisation organique. Des observations les prochaines années permettront de valider ces résultats.

Dans le maïs (maïs continu), un impact significatif de la fertilisation a été observé sur deux ravageurs, le nitidule à 4 points et la chrysomèle des racines du maïs. Le nitidule à 4 points, un pollinivore, a été plus abondant dans les parcelles de maïs fertilisée de façon minérale durant la semaine du 10 et du 18 août (GLM; F26,48 = 3,89; P = 0,001, R2 = 0,82; F26,48 = 4,98; P = 0,0002, R2 = 0,85).

Une plus grande quantité de pollen dans ces parcelles dû à une meilleure fertilisation pourrait expliquer ce résultat. Dans le cas de la chrysomèle des racines du maïs, elle a été plus abondante dans les parcelles avec aucune fertilisation, durant la semaine du 18 et 31 août (GLM; F26,48 = 2,15; P = 0,04, R2 = 0,72; F26,48 = 2,25; P = 0,03, R2 = 0,73).

Il a été démontré que ce ravageur était plus attiré par la couleur jaune-vert. Les parcelles non fertilisées étaient beaucoup plus pâles que les autres traitements, ce qui pourrait expliquer la présence plus grande de chrysomèle dans ces parcelles. Nous ne savons pas par contre si les chrysomèles des racines du maïs observées dans les soies des épis provenaient de la parcelle ou des parcelles adjacentes. Des pièges à émergence seront installées les prochaines années afin d’observer l’évolution des populations de ce ravageur, qui peut devenir beaucoup plus important et dommageable dans le maïs en continu.