Projets

Évaluation de l’impact de différentes doses de Matador® sur les populations de puceron du soya et sur leurs ennemis naturels

Couverture

Domaine : Projet-Entomologie

Chef de projet : Geneviève Labrie

Collaborateurs : n/d

Site des travaux : n/d

Début : 2009 | Fin : 2010

Mots clé :

Objectifs

Rationaliser la quantité de Matador® utilisée pour la lutte au puceron du soya.

Réalisations

L’objectif du projet était d’évaluer l’impact de 4 doses de Matador (83, 158, 205 et 233 ml/ha) sur les populations de puceron du soya et leurs ennemis naturels.

Des parcelles de soya ont été installées au CÉROM et au CIEL (à l’Assomption) afin d’évaluer l’impact des différentes doses de Matador sur les pucerons du soya et les ennemis naturels. Des suivis de 8 plants par parcelles ont été effectués chaque semaine par le personnel du groupe ConseilSol et du CÉROM (Beloeil) et du CIEL pour le site de l’Assomption. Les traitements devaient avoir lieu à 500 pucerons par plant. Ce seuil n’ayant pas été atteint à Beloeil, des parcelles ont été installées chez un producteur près du CÉROM et ont été traitées au début du mois d’août par le personnel de ConseilSol. Au CIEL, les parcelles ont été traitées même si elles présentaient de faible population de puceron du soya.

En Montérégie, l’insecticide a été appliqué à 350 pucerons par plant. Des différences significatives ont été observées sur l’impact des différentes doses de Matador sur les pucerons. Aucune différence n’a été observée entre la dose minimale de 83ml/ha et le témoin non traité. Par contre, la dose de 158 ml/ha a causé une chute significative des pucerons du soya. Tous les traitements insecticides ont eu un impact significatif sur le nombre de coccinelles. Par contre, l’indice de contrôle biologique (nombre de puceron par ennemi naturel) était similaire entre le traitement à 83ml/ha et le non traité, ce qui indique que le traitement à dose minimale a eu un impact moins important sur le contrôle naturel du puceron du soya. Le rendement n’était pas différent de façon statistique entre le non traité (3555 kg/ha) et les différents traitements insecticides (3830-4013 kg/ha).

À L’Assomption, le maximum de pucerons par plant lors du traitement était de 35. L’application de l’insecticide a permis de réduire significativement les populations de puceron du soya comparativement au non-traité, mais aucune différence n’a été observée entre les 4 doses. Aucun impact n’a été observé sur les ennemis naturels, mais ceux-ci étaient présents en très faible quantité. Le rendement n’était pas différent de façon statistique entre les différents traitements (2924–3330 kg/ha) et le non traité (3360 kg/ha)