Fonctionnement du Réseau d'avertissements phytosanitaires

Dépisteuse

Le RAP Grandes cultures recrute chaque année une cinquantaine de clubs-conseils en agroenvironnement pour recueillir des données en cours de saison sur la présence et l’évolution des ennemis des grandes cultures dans toutes les régions du Québec (environ 500 sites). Les conseillers agricoles du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), les représentants de l’industrie, la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation et les chercheurs agissent également en tant que collaborateurs en transmettant leurs observations hebdomadaires au RAP Grandes cultures tout au long de la saison.

Des formations sont offertes aux dépisteurs sur les différents protocoles de dépistage et de piégeage en début de saison. Chaque semaine, les dépisteurs et les collaborateurs transmettent, par courriel, téléphone ou conférence téléphonique, leurs rapports et observations. Certains insectes doivent également être envoyés au Laboratoire de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ afin que leur identification soit confirmée. Toutes ces données sont ensuite rassemblées et analysées par l’avertisseur. L’information est alors transmise dans les plus brefs délais aux abonnés par des communiqués écrits.

Les chercheurs qui œuvrent au sein du RAP Grandes cultures mènent des projets de recherche répondant à des problématiques en phytoprotection spécifiques au Québec. Les résultats issus de ces projets servent à améliorer les techniques de dépistage et de piégeage et à développer des seuils économiques d’intervention et des méthodes de lutte préconisant la diminution de l’emploi des pesticides et de leur impact sur la santé humaine et l’environnement. Le RAP Grandes cultures a également accès à des programmes de prévisions pour un certain nombre d’insectes et de maladies des plantes.

Afin d’assurer une surveillance et une gestion optimale des ennemis des grandes cultures, les besoins en phytoprotection (par ennemi et par région) et les stratégies d’intervention sont réévalués annuellement par les différents groupes de travail composant le RAP Grandes cultures qui sont :