Projets

Incidence des ravageurs et maladies du canola au Québec et effet des pratiques culturales et phytosanitaires

Domaine : Projet-Entomologie

Chef de projet : Geneviève Labrie

Collaborateurs : A. Vanasse (U. Laval), D. Pageau (AAC – Normandin), Sylvie Rioux, (CÉROM)

Site des travaux : CÉROM, Normandin, Saint-Augustin-de-Desmaures, champs de producteurs

Début : 2010 | Fin : 2012

Mots clé : fertilisation, travail de sol, enquête entomologique, charançon de la silique, méligèthe des crucifères, altises, cécidomyie du chou-fleur, punaise terne, fausse-teigne des crucifères, parasitoïdes, swede midge, pollen beetle, cabbage seed, pod weevil, flea beetles, trichomalus perfectus, ceutorhynchus obstrictus, brassicogethes viridescens, phyllotreta, contarinia nasturtii

Résumé

Le canola est une culture en expansion au Québec, toutefois, une augmentation des superficies d’une culture peut entraîner une augmentation des problèmes phytosanitaires et un ajustement des pratiques culturales. L’objectif de ce projet était de déterminer la distribution, l’incidence et la dynamique de population des insectes ravageurs indigènes et exotiques dans le canola, ainsi que de déterminer l’effet de pratiques culturales et phytosanitaires utilisées au Québec dans cette culture. Le projet a permis de mettre en évidence une expansion de plusieurs ravageurs exotiques envahissants du canola à travers la province. Toutefois, des guêpes parasitoïdes du charançon de la silique, le ravageur principal du canola, ont été observées pour la première fois au Québec en 2009. Le contrôle biologique par ces ennemis naturels pourrait être suffisant pour limiter les populations de ce ravageur dans plusieurs régions. La fertilisation et le travail du sol ont affecté la dynamique de populations de quelques insectes ravageurs du canola. Le charançon de la silique ou les altises n’ont  pas eu d’incidence sur le rendement en regard des différents traitements. Le meilleur rendement du canola était observé avec une fertilisation azotée de 100 ou 150 kg N/ha. Le type d’azote n’a pas eu d’incidence sur le rendement du canola. Dans tous les essais d’insecticides contre le charançon de la silique, aucun n’a permis de gain de rendement entre les parcelles traitées et non traitées. Les seuils d’intervention contre ce ravageur tels que déterminés dans l’ouest canadien devraient être révisés pour tenir compte des conditions du Québec, qui impliquent entre autres, l’utilisation d’un pulvérisateur terrestre et la présence des guêpes parasitoïdes.