Projets

Évaluation de traitements à base d'ultrasons, une alternative verte aux fongicides pour améliorer la qualité sanitaire des semences de blé et d'orge

Couverture

Domaine : Projet-Phytopathologie

Chef de projet : Khaled Balkacemi (Univsersité Laval)

Collaborateurs : Sylvie Rioux, Hani Antoun (Université Laval)

Site des travaux : Université Laval (labo) et CÉROM-Québec (labo)

Début : 2014 | Fin : n/d

Mots clé : fusariose, Fusarium, blé, orge, rotation, cultivar

Problématique

En production céréalière, l'utilisation d'une semence de qualité est un gage de succès. Certains agents pathogènes infectant les épis peuvent se retrouver dans la semence et en réduire la qualité sanitaire. Au Québec, certaines années il peut être difficile de s'approvisionner en semences exemptes de Fusarium graminearum ou de Bipolaris sorokiniana. Ces champignons pathogènes causant la fonte des semis et des piétins affectent la germination et le rendement. Traiter les semences pour maîtriser ces agents pathogènes devient alors nécessaire. Pour le moment seuls des traitements à base de fongicides sont actuellement applicables dans le conditionnement des semences de céréale. L’utilisation de traitements de semences « propres », traitements qui seraient aussi efficaces que les traitements à base de fongicides pour réduire les agents pathogènes présents dans les semences permettrait de maintenir la rentabilité des producteurs en améliorant la qualité sanitaire des semences sans pour autant mettre de pression sur l’environnement.  

Objectifs

  • Le projet vise à développer des traitements `verts' sans fongicide à base d'ultrasons qui seraient efficaces pour réduire, sous le seuil de nuisibilité, la présence de F. graminearum (Fg) et de B. sorokiniana (Bs) dans les semences de blé et d’orge sans nuire à la germination de ces dernières.

  • Les expérimentations permettront de mettre au point, à l’échelle du laboratoire, des traitements aux ultrasons, à l'éthanol et à l'oxygène pur, dans différentes combinaisons de temps, de fréquence ou de concentration pour réduire la contamination des semences par Bs et Fg.

  • Elles permettront également d’étudier l’effet des traitements sur la germination en comparant, à l’aide d’un microcalorimètre isotherme, la vitesse de germination des graines contaminées traitées avec celle des graines contaminées non traitées.