Projets

Incidence des pratiques culturales sur les qualités panifiables et phytosanitaires du blé destiné à la fabrication de farines de spécialité

Domaine : Projet-Phytopathologie

Chef de projet : Élisabeth Vachon, Club agroenvironnemental Bio-action in.

Collaborateurs : Martin Chantigny et Anne Légère, AAC; Sylvie Rioux et Geneviève Labrie (CEROM); Élisabeth Vachon (Les Moulins de Soulanges)

Site des travaux : La Pocatière, Saint-Augustin-de-Desmaures, CÉROM (labo), Les Moulins de Soulanges (labo).

Début : 2009 | Fin : 2011

Mots clé : système, intrant, sans intrant chimique, biologique, blé, travail de sol, labour, travail réduit, semis direct, lisier, fumier, rendement, protéine, gluten, fusariose, Fusarium, DON, captage, inoculum, spore, cécidomyie orangée

Résumé

La culture du blé panifiable réalisée selon des pratiques agricoles biologiques ou sans intrant chimique gagne en popularité au Québec. Toutefois, les pratiques culturales doivent être optimisées pour rencontrer les exigences de qualité de l’industrie de transformation. Ce projet a confirmé le fort potentiel fertilisant du fumier de poulet et du lisier de porc pour l’obtention de bons rendements et une teneur en protéines et en gluten du blé qui rencontre les critères de l’industrie. La productivité du blé fut plus importante sur les sols plus fertiles et mieux pourvus en eau (argile limoneuse vs loam sableux), supportant l’idée qu’une plus grande réserve d’azote disponible est présente dans les sols argileux tout au long de la saison et pourrait compenser pour un apport en azote moins important. Dans un système sans intrant chimique, le labour serait à privilégier par rapport au travail réduit ou au semis direct, compte tenu de la forte pression des mauvaises herbes, alors que dans un système avec intrants chimiques, les trois travaux de sol permettent l’obtention de bons rendements. Ce projet a aussi mis en évidence que la présence de mauvaises herbes pourrait agir d’écran entre les rangs de blé et nuire à la dispersion des spores de Fusarium vers les épis, réduisant ainsi l’incidence de la fusariose de l’épi et le contenu des grains en DON. Bien qu’il soit difficile de distinguer l’effet année du précédent cultural, il semble que le précédent de trèfle rouge ait permis d’obtenir un rendement plus élevé en blé que sur un précédent de blé, tout en maintenant une pression moins élevée de cécidomyie orangée.