Projets

Impact des fongicides et des traitements de semences dans le soya sur l’incidence des maladies, des insectes ravageurs et des champignons entomopathogènes

Couverture

Domaine : Projet-Bio-surveillance

Chef de projet : Annie-Ève Gagnon

Collaborateurs : Gilles Tremblay, André Rondeau, Yvan Faucher

Site des travaux : CÉROM, CÉRÉLA

Début : 2013 | Fin : 2014

Mots clé : puceron, soya, ravageurs, sol, ennemi, naturels

Problématique

Au Québec, plus de 500 000 ha de grandes cultures sont traités avec des insecticides de semence de type néonicotinoïde (imidaclopride, clothianidine, thiamétoxame). Les néonicotinoïdes sont très persistants dans le sol, entre 66 et 990 jours, ont un potentiel de lessivage élevé (SaGE pesticides, 2012) et peuvent causer des mortalités d’abeilles lors des semis de maïs sous certaines conditions (Boucher 2011; Girolami et al. 2012; Krupke et al. 2012). Une étude effectuée dans le soya en Ontario de 2004 à 2006 a démontré que  seulement une année sur trois, le rendement du soya différait de façon significative entre le soya non traité et traité avec soit uniquement des fongicides ou des fongicides et insecticides (Schaafsma, 2006). L’étude de Seagraves et Lundgren en 2012 n’a toutefois pas montré de différences de rendement entre le soya traité et non traité au thiaméthoxame et a montré une réduction de 25% des ennemis naturels dans les parcelles traitées.  Afin d’être en mesure d’utiliser les traitements de semences insecticides comme un moyen de lutte intégrée, et non de façon prophylactique, il est primordial d’évaluer l’effet de ces traitements sur l’incidence des maladies, l’abondance des insectes ravageurs et des ennemis naturels et  la qualité et les rendements du soya sous nos conditions québécoises. De plus, l'utilisation préventive de fongicides foliaires dans la culture de soya gagne en popularité sans toutefois être justifiée. Une étude réalisée à l'Université du Wisconsin a comparé 22 traitements/combinaisons différents d'applications foliaires avec aucune différence significative de rendement (Smith, Jensen, 2013). Plusieurs questions sont alors soulevées concernant les impacts négatifs de l’utilisation non-raisonnée des fongicides, tel que l’impact néfaste sur certains groupes d’ennemis naturels des ravageurs du soya. Les champignons entomopathogènes sont fréquemment rencontrés au Québec et contribuent à diminuer drastiquement les populations du puceron du soya. Cette situation semble particulière en Amérique du nord, et la faible utilisation des fongicides jusqu’à présent pourrait expliquer leurs fortes abondances au Québec. Une augmentation des applications de fongicides dans cette culture pourrait réduire considérablement le contrôle naturel du puceron du soya et par le fait même, augmenter l’utilisation des insecticides.

Objectifs

Évaluer l'impact et les interactions de l'utilisation de traitements de semences et de fongicides foliaires sur les paramètres agronomiques dans la culture du soya en lien avec la pression des ravageurs et de maladies.er un fongicide contre la fusariose.