Projets

Effet des dates de semis maïs-grain sur le rendement et la qualité des grains

Domaine : Projet-Régie des cultures

Chef de projet : Gilles Tremblay

Collaborateurs : n/d

Site des travaux : Saint-Mathieu-de-Beloeil

Début : 2005 | Fin : 2014

Mots clé : adaptation, fertilisation

Résumé

Une étude plus récente a été réalisée en 2010 et 2011 par le CÉROM à Saint-Mathieu-de-Beloeil sur un sol de la série Saint-Urbain. Six hybrides de maturité variant de 2550 à 3000 UTM ont été ensemencés du milieu du mois d’avril au début du mois de juin. En 2010, les dates de semis ont été réalisés selon la séquence suivante : D1=26 avril, D2=5 mai, D3=13 mai, D4=18 mai et D5=25 mai. En 2011, il n’y a eu que 3 dates de semis : D1=13 mai, D2=22 mai et D3=1 juin. Rappelons-nous que l’année 2010 a été une très bonne année de production de maïs-grain tandis que l’année 2011 fut plus difficile avec un printemps où le sol se ressuyait lentement. Le printemps 2014 ressemble d’ailleurs quelque peu au printemps 2011. Puisqu’il n’y a pas d’interaction entre l’hybride et la date de semis, nous pouvons présenter les résultats par date de semis pour chacune des années. En 2010, le rendement de référence (100 %) équivaut à 16681 kg/ha et à 10652 kg/ha en 2011. Les rendements obtenus en 2010 sont de loin supérieurs à ceux de 2011 toute autre chose étant égale. En 2010, semer très tôt (26 avril) n’a pas donné un meilleur rendement (95 %) que de semer le 5 mai (99 %) ou le 13 mai (100 %). Des semis différés au 18 puis au 25 mai ont procuré des rendements respectifs de 95 et de 88 %. En 2011, le scénario est relativement similaire à celui observé en 2010 pour les trois dernières dates de semis. Les semis du 13 mai 2011 ont donné les meilleurs rendements (100 % =10652 kg/ha) et les semis retardés au 22 mai puis au 1e juin ont procuré des rendements relatifs de 96 et 82 %. Bien que les conditions de croissance aient été fort différentes entre 2010 et 2011, les pertes moyennes de rendements en grains sont de 1 % par jour au cours des deux années lorsque les semis sont retardés après le 13 mai. Cette conclusion est similaire à celle précédemment citée dans le présent texte provenant d’autres études québécoises et ontariennes.